Choisir son école d’ostéopathie animale : six questions à poser avant de signer n’importe où

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Vous avez 18 ou 19 ans, vous adorez les animaux, et vous venez de découvrir qu’on peut en faire un métier : praticien en ostéopathie animale. Premier réflexe : taper « école ostéopathie animale » dans un moteur de recherche. Résultat : une quinzaine d’écoles, toutes « d’excellence », toutes « uniques », toutes « tournées vers l’international ». Comment trier ? Chez nous, par exemple, les étudiants suivent les 200 chevaux de spectacle du Puy du Fou. Mais ne nous croyez pas sur parole : lisez d’abord ce qui suit.
 
Commençons par un fait qui devrait figurer en tête de toutes ces plaquettes. Dans un rapport publié en mars 2024, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a recensé 16 écoles créées en 12 ans, dont 11 dans les cinq dernières années, avec « une grande hétérogénéité quant aux contenus des formations ». Dans le même temps, on comptait 938 praticiens inscrits au Registre National d’Aptitude (RNA) pour plus de 2 100 élèves en formation. Autrement dit : la « jungle » des écoles n’est pas une formule de journaliste, c’est un constat officiel. Le rapport recommande d’ailleurs la publication des taux de réussite de chaque école aux épreuves nationales, comme le relaie L’Étudiant.
Alors, avant de signer où que ce soit — chez nous compris —, posez ces six questions. Et exigez des réponses chiffrées.

1. Où allez-vous pratiquer réellement ?

C’est la première question à poser, et la plus efficace pour trier. Beaucoup d’écoles affichent « des partenariats avec des structures équestres ». Demandez les noms. Demandez combien il y en a. Demandez ce que les étudiants y font, et combien de temps.
La réponse de l’AEMOA : 18 plateaux techniques, en France et à l’international. En France : le Haras du Compiégnois au cœur de la forêt de Compiègne, l’INEOPOLE de Brens, le Parc Équestre du Touquet-Paris-Plage, le Stade équestre de Pitray, les centres équestres UCPA Montpellier-Grammont, Equi P et La Cavale, le Haras des Plaines, la Société française de vénerie et ses meutes, l’Écurie des Z’Arts, les Cavaliers de Lautrec… et le Puy du Fou. À l’international : le Puy du Fou España, la Chine (Pékin, Shanghai, Chengdu), des haras et centres au Maroc, l’hippodrome du Champ de Mars à l’île Maurice, la Réunion, Tallinn en Estonie. S’ajoutent chaque année des séminaires offshore organisés chez nos partenaires à l’étranger.
Ce n’est pas un détail marketing. Chaque plateau est un contexte clinique différent : chevaux de sport, chevaux de course, chevaux de spectacle, chiens de meute, animaux de compagnie. C’est cette diversité de morphologies, de pathologies et de disciplines qui fabrique le regard clinique d’un praticien. Un étudiant formé sur trois chevaux de club sera un praticien limité ; un étudiant formé sur 18 terrains sera un praticien adaptable. Sur les quatre espèces prévues par le cadre règlementaire : cheval, chien, chat, bovin.
Et parmi ces plateaux, il y en a un qui ne ressemble à aucun autre.
 

Les chevaux du Puy du Fou comme terrain d’école

L’AEMOA collabore avec les équipes équestres du Puy du Fou, en Vendée et en Espagne. Le Puy du Fou abrite l’une des plus importantes troupes équestres d’Europe : plus de 200 chevaux — Percherons, Bretons, Andalous, Barbes — entraînés spécialement pour le spectacle vivant.
Pour un étudiant, cela veut dire quelque chose de très concret : mettre les mains sur des chevaux qui donnent des spectacles tous les jours, devant des milliers de spectateurs, dans l’un des plus grands parcs du monde. Ces chevaux sont de vrais athlètes. Voltige, cascade, dressage de haute école : les exigences biomécaniques, physiques et comportementales y sont parmi les plus élevées qui existent dans le monde équestre. Suivre leur prise en charge ostéopathique, apprendre la gestion des contraintes répétées et la récupération musculaire de ces acrobates équins, c’est apprendre le métier à un niveau qu’aucune salle de cours ne peut reproduire.
Demandez aux autres écoles si leurs étudiants font ça. Vous verrez leurs visages.

2. Combien d’heures de formation, et combien de pratique ?

L’ostéopathie animale est un métier de mains. La palpation, le testing, la lecture des tissus : rien de tout cela ne s’apprend sur PowerPoint. Une école sérieuse doit pouvoir vous donner deux chiffres sans hésiter : le volume horaire total du cursus, et la part qui se passe au contact de l’animal.
La réponse de l’AEMOA : plus de 6 000 heures sur 5 ans, avec une progression construite pour atteindre 80 % de pratique en cinquième année. Pas de vidéos en guise de pratique, pas de distanciel pour les gestes : les heures de pratique se passent sur nos plateaux, au contact de l’animal vivant. Et toutes les évaluations de gestes professionnels s’y déroulent aussi : on ne valide pas une compétence de praticien sur un écran.
 
Séminaire de pratique à Chengdu en Chine

3. Qui enseigne ? Et surtout : enseigne-t-il en exerçant encore ?

C’est LA question qui départage les écoles. Un enseignant qui ne pratique plus depuis dix ans transmet un métier qui n’existe plus. À l’AEMOA, les enseignants sont des praticiens en exercice, polyvalents, capables de suivre un étudiant de l’anatomie à la biomécanique jusqu’au geste technique.
Et il y a le fondateur. Guy Theunynck, ostéopathe D.O. et kinésithérapeute D.E., fait partie de la toute première génération de praticiens en ostéopathie animale de France : il a été formé dans la première école française de la discipline, ouverte en 1993. Il a fondé à la fin des années 1990 l’Académie Européenne d’Ostéopathie Équine et Canine et enseigne depuis plus de 25 ans. Côté terrain, il a exercé pendant plus de 30 ans, y compris sur des chevaux de course, jusqu’aux hippodromes de l’île Maurice. La profession elle-même le présente comme l’un des pères fondateurs de l’ostéopathie animale en France. Ce n’est pas nous qui le disons.

4. Quel est votre taux de réussite à l’examen du RNA ?

Pour exercer légalement, un praticien non vétérinaire doit être inscrit au Registre National d’Aptitude, après deux épreuves nationales. Voici les résultats nationaux sur la période 2018-2022, toutes écoles confondues :
  • épreuve théorique d’admissibilité : 47,9 % de réussite ;
  • épreuve pratique d’admission : 61,9 % de réussite.
Combinez les deux : à l’échelle nationale, moins d’un candidat sur trois franchit le parcours complet. Les matières qui éliminent le plus sont la physiologie, la biologie, l’alimentation et la pharmacie, des matières « fondamentales », justement celles qu’une école sérieuse ne sacrifie jamais au profit du « pratique dès la première semaine ».
Soyons transparents : l’AEMOA ouvre ses portes en septembre 2026. Nous n’avons donc pas encore de statistiques propres à publier. Ce que nous avons, c’est un engagement : les résultats de notre première promotion seront publics. Et une équipe pédagogique qui prépare des candidats à ces épreuves depuis un quart de siècle. La nouveauté est dans l’école, pas dans l’expérience de ceux qui la dirigent.
 
Séminaire off shore dans l’environnement des courses hippiques en Afrique du Sud

5. Que se passe-t-il après le diplôme ?

Une école peut être excellente en cours et vous lâcher à la sortie. Or c’est là que tout se joue : selon une enquête de l’Union Française des Étudiants Ostéopathes Animaliers (UFÉOA) auprès de 332 praticiens, 55,3 % estiment ne pas avoir été suffisamment préparés à leur installation, et 73 % décrivent leurs débuts comme difficiles. La présidente de ce même syndicat résume crûment : « sur une promotion d’une trentaine d’étudiants, seuls dix réussiront à en vivre ».
Le métier de praticien en ostéopathie animale est un métier libéral et indépendant : vous ne serez le salarié de personne, et c’est une chance, à condition de savoir créer votre activité. C’est pourquoi l’AEMOA intègre l’accompagnement à l’installation dans le cursus : création d’entreprise, gestion administrative et règlementaire, construction d’une clientèle, mise en relation avec le réseau professionnel des plateaux techniques. Chez nous, le « réseau » n’est pas un mot marketing : ce sont les structures où vous aurez passé des centaines d’heures pendant vos études.

6. L’école vous dit-elle la vérité sur les revenus ?

Dernier test de sérieux, et pas le moindre. Les chiffres du rapport ministériel et de l’enquête UFÉOA donnent, pour un praticien installé en libéral, des revenus moyens de l’ordre de 470 € par mois la première année, 1 200 € la troisième et 1 900 € la cinquième. Beaucoup de praticiens démarrent en polyactivité. Une école qui vous promet de « vivre de votre passion » dès la sortie vous ment, et elle le sait.
Ce métier est exigeant, lent à construire, et il récompense ceux qui sont bien formés et bien accompagnés. C’est exactement pour cela que le choix de l’école compte autant.
 
Le Club Canin de Bezier, centre partenaire de l’AEMOA

Une école neuve ? Oui. Sans expérience ? Non.

L’AEMOA est une école nouvelle, sa première promotion entre en septembre 2026. Mais derrière elle, il y a plus de 25 ans d’enseignement de l’ostéopathie animale, un fondateur qui a participé à la naissance de la discipline en France, et surtout 18 plateaux techniques, du Puy du Fou à l’île Maurice, construits sur des décennies de pratique. Une conviction simple guide tout le cursus : on ne forme pas un praticien en salle de cours, on le forme au contact des animaux, sur les plus beaux terrains qui existent, en le préparant à la réalité du métier, y compris à ses difficultés.
Si nos réponses à ces six questions vous convainquent, posez-les aussi aux autres écoles. Puis comparez.

 

Candidatures ouvertes
pour la rentrée de septembre 2026

Première promotion, effectifs volontairement limités.

Pour recevoir le programme détaillé, les modalités d’admission et le calendrier des journées d’immersion sur nos plateaux techniques, contactez-nous via le formulaire du site. Venez voir nos étudiants travailler : c’est encore la meilleure façon de juger une école.

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